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UNFPA et OCHA renforcent la protection contre l’exploitation et les abus sexuels sur les réponses aux crises humanitaires

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

L’UNFPA, Fonds des Nations Unies pour la Population et le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires ( OCHA) renforcent la protection contre l’exploitation et les abus sexuels sur les réponses aux crises humanitaires de la République Démocratique du Congo

MBANDAKA, ce 29 juillet 2020. Le bureau du Coordonnateur Humanitaire se préoccupe des risques d’exploitation et abus sexuels qui pourraient subvenir au regard des foyers d’urgence humanitaire qui se multiplient dans le pays. Sur demande du Coordonnateur Humanitaire, le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) en République Démocratique du Congo s’est déployé sur le terrain pour préparer la communauté humanitaire à renforcer la protection contre l’exploitation et les abus sexuels dans le cadre de riposte contre Ebola dans province de l’Equateur.

Dans la province de l’Equateur, épicentre de la onzième épidémie de la maladie à virus Ebola, l’UNFPA a formé plus de deux cents (200) staffs  des organisations humanitaires intervenant à divers niveau de la riposte à Mbandaka, Bolonmba, Bikoro, Itipo.  En effet, depuis le 1er juin 2020 en RDC, un nouveau foyer de la Maladie à Virus Ebola (MVE) a été identifié à Mbandaka, ce qui a nécessité une réponse immédiate. Ainsi, plusieurs acteurs humanitaires ont été déployés dans cette zone afin d’apporter une réponse à cette nouvelle crise. Mais ce déploiement massif devra être encadré par le respect de la déclaration du Comité Permanent Inter-Organisations (IASC) engageant les travailleurs humanitaires à combattre activement l'exploitation et les abus sexuels dans toutes les opérations de réponse aux crises.

Durant cette période de COVID-19, le confinement et la restriction généralisée des activités économiques accroissent à l’extrême la vulnérabilité des communautés congolaises qui peinent à sortir d’un demi-siècle de crises humanitaires aigues et les exposent au gain facile ainsi qu’au phénomène de sexe de survie.

En tant qu’agence lead de la lutte contre l’exploitation et abus sexuels au sein de la communauté humanitaire en RDC et de l’ensemble du système des Nations Unies, l’UNFPA-RDC se donne comme mission de mettre en place le mécanisme de protection contre l’exploitation et les abus sexuels dans la riposte à la 11ème épidémie de MVE dans l’Equateur. En définitive, il s’agit d’améliorer les connaissances et les comportements en passant en revue les concepts clefs de la protection contre l’exploitation et abus sexuels (PEAS), la politique de « Tolérance zéro » face aux EAS, le Code de conduite PEAS, le circuit de rapportage des allégations de EAS et renforçant les mécanismes communautaires de gestion des plaintes.

Pendant deux semaines, l’UNFPA a organisé des formations et briefings des acteurs (structures étatiques, ONGs nationales et internationales et Agences des Nations Unies) impliqués dans la riposte.  Aussi, la mission a permis de mettre en place et de renforcer les mécanismes communautaires de gestion des plaintes avec l’aide des ONG locales (en fonction des exigences du terrain) et faire par la même occasion une cartographie des structures de prise en charge en vue d’apporter la réponse aux victimes éventuelles des cas d’ EAS. Enfin, ladite mission vérifie et teste en situation réelle le fonctionnement de ces mécanismes, ainsi que la gestion des cas éventuels. Ceci permet de renforcer les capacités des structures de prise en charge identifiées ainsi que les activités destinées à faire fonctionner et suivre les mécanismes de plainte mis en place.

Le mois dernier, le Coordonnateur Humanitaire en République Démocratique du Congo, David McLachlan-Karr s’est déclaré « profondément préoccupé par les allégations de fraude, de corruption, et d'exploitation et d'abus sexuels dans la fourniture de l'aide humanitaire dans l'Est de la République Démocratique du Congo ». Prenant très au sérieux lesdites allégations, il a ajouté que « Il est inacceptable que l'aide soit détournée et n'atteigne pas les personnes auxquelles elle est destinée. L'exploitation et les abus sexuels ne peuvent jamais être tolérés. Les organisations humanitaires opérant en RDC ont pris, et continueront de prendre, des mesures pour prévenir les malversations et les abus afin de s'assurer que nos opérations sont exemptes de fraude, de corruption et d'abus. Des allégations de fraude en RDC ont été signalées pour la première fois en 2018. Un aspect important est le renforcement des capacités locales pour que les mécanismes communautaires de gestion des plaintes le code de conduite PEAS, le circuit de rapportage des allégations de EAS continuent au-delà de la crise humanitaire dans l’Equateur. La prévention des de fraudes et des exploitations et abus sexuels est une redevabilité de notre système humanitaire».

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Pour plus d’information, contacter: Mme Fidelia Odjo, UNFPA-DRC Tél:+ +243 814 091 572; Email : odjo@unfa.org

Presse et Media : Mr Théophane D. N. Patinvoh, Spécialiste Communication (Goma) ; Tél: +243817288060; Email :  patinvoh@unfpa.org

Victor Rakoto, Représentant Adjoint : Tél: +243818017124; Email :  @victor@unfpa.org