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Projet PRO-ROUTE : UNFPA développe un partenariat fructueux avec la Banque Mondiale et la Cellule des Infrastructures pour l’atténuation des risques de VBG dans le cadre des travaux routiers en RDC

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo avec le financement de la Banque mondiale a engagé des travaux sur environ 9 135 km à travers un projet dénommé PRO-ROUTES. La construction des routes, il est vrai présente beaucoup d’avantage pour les populations mais entraine un flux important de travailleurs migrants le long des axes routiers augmentant ainsi de façon significative les risques de violence sexuelle et basée sur le genre dans un pays où on a enregistré plus de 20 000 cas en 2018.


Sensibilisation des ouvriers sur l'axe Kisangani-Buta

Afin de faire face à cette situation, la cellule des infrastructures, en charge de la conduite de ce vaste projet, financé par la Banque Mondiale, a fait appel à l’expertise de l’UNFPA en RDC pour mettre en place un dispositif de prévention et de prise en charge des Violence Basée sur le genre le long des axes routiers. Cette stratégie qui a été mise en œuvre avec succès dans le cadre de ces travaux routiers montre qu’en anticipant et en agissant il est possible de réduire l’impact social de cette forme de violence sur la population alors que si rien n'était fait les conséquences seraient très dommageables. Cette stratégie d’intervention qui prend en compte la prévention et la prise en charge est un exemple à utiliser dans la mise en œuvre des travaux qui nécessitent le regroupement de plusieurs personnes. La lutte contre les Violences sexuelles basées sur le genre nécessite de l’action mais également de l’innovation et cette intervention est une innovation.

Les interventions de l’UNFPA s’inscrivent dans les « Mesures environnementales et sociales ». Elles ont pour objectif d’atténuer les risques sociaux et environnementaux au-delà des avantages que la réouverture des axes routiers apporte aux populations locales riveraines en particulier et à l’économie du pays en général. Sur l'axe Kisangani-Buta long de 328 km sur lequel l’ONG Heal Africa travaille, aucun cas de VBG commis par les ouvriers durant les travaux.


Sensibilisation sur les VBG dans la communauté